Yamaha DTF, la récupération ...
Ce blog est une récapitulation des travaux de restauration consacré à une Yamaha 125 DTF, datant de 1976.
Elle finira par ressembler à ça, mais ce n'est pas pour tout de suite :(pratique, l'edition de message !)
Il a pour but, d'une part de me laisser un souvenir de cette restauration, même si mon disque dur flambe une fois de plus, d'autre part d' informer l'internaute qui parcourt ces pages de techniques de récupération et de démontage/remontage/adaptation/nettoyage qui pourraient lui manquer sur une machine à retaper.
Divers sujets seront abordés, je ne suis pas un aigle en mécanique, par contre, en tôlerie et peinture, je me défends correctement (c'est un peu normal, c'est mon métier !). Si vous avez des questions à ce sujet, je me ferais un devoir de vous répondre, n'hésitez pas à me laisser vos coordonnées. Bon surf, il y a plusieurs pages, il suffit de cliquer sur "suivante" en bas de chacune d'elle ...
Once upon a time...
Vu le peu d'Anglais qui fréquentent ces pages, on va continuer en français, j'aurais peut-être plus de succès...
Il était une fois un pauvre DTF, 125 en vogue dans les années 70 car polyvalente, qui se morfondait dans un sous-sol normand, attendant une occasion de se dérouiller la bielle... Occasion, qui pendant une quinzaine d'année, ne vint jamais. La pauvre dépérissait, année après année, et s'oxydait à vue d'oeil, lorsque tout à coup, par un soir glacial, elle se trouva nez à phare avec son futur sauveteur... Sauveteur qui ne fut qu'amusé par sa présence.
-"Tiens, t'as une daube comme ça, toi?" dit-il à son proprio.
-"Ben oui, j'voulais la retaper, mais j'ai pas le temps, elle me prend de la place"
-"Pov' tite mère, faudrait lui rebecter les chromes, ça lui ferait du bien"
-"Je sais, mais faut que je finisse mon Derny, il est en pièces, et pis que je lui colle un coup de peinture !"
-" S'il s'agit de lui coller un coup de barbouille, ça je sais faire, on peut faire un deal... Je te colorie ton bidule, et j'adopte ta bestiole..."
On ne devrait jamais dire des trucs comme ça...
On se retrouve ensuite à démonter, réparer, polir, nettoyer repeindre, dégripper, remplacer (le moins possible, mais bon ...) un tas de fourbis qui composent une brêle ! En plus, c'est just for fun, hein, parce qu'au niveau sensations sur une bécane, j'ai ce qu'il faut, et tous les jours ! Oui, parce qu'il faut vous dire, la moto, chez moi, c'est devenu une passion, que dis-je, un sacerdoce! J'essaye de convertir tous ceux qui m'approchent à ce noble art qui consiste à ne pas s'étaler sur une flaque de Gas-oil, une bouche d'égout rendue glissante par la pluie, (en Normandie, on a ce qu'il faut, merci!) ou de ne pas servir de défouloir pour les forces de l'ordre, lorsque d'aventure ils arrivent à m'arrêter. Bref, autant vous le dire tout de suite, ici, on ne parle pas bagnoles, caisses, 4 X 4 , monospaces, ludospaces, cross-over, SUV... D'abord parce que ça me rappelle trop le boulot, (je suis dans l'automobile) et ensuite parce que ça me gave. La boite à roues est reniée à jamais, sauf les jours de misère (et je pèse mes mots!) ou le verglas sévit. Je ne suis pas suicidaire, non plus...
Je roule tous les jours avec un CB 1300, mais le dimanche, pour aller chercher le pain, ce serait bien, une petite 125. C'est pas lourd, pis c'est marrant... Pis on peut la prêter aux potes et potesses de passage, histoire de leur faire goûter (la tentation, c'est le meilleur moyen de convertir les gens, hin, hin, hin !)
Allez, hop, c'est décidé, je la retape...
Comment ne pas craquer devant une bouille aussi mignonne ? Bon, là, elle a un peu l'air chafouin, mais je suis chirurgien esthétique en matériel roulant.
Y'a un petit peu de gratin, mais ça devrait le faire...
Le moteur n'est pas bloqué. C'est une bonne chose, avant tout, on va commencer par le commencement. Perception de la revue technique, et étude de la fonctionnailté moteur. Deux temps, graissage séparé, allumage à rupteur/condensateur... Ca me rappelle ma bonne vieille Motobec' 50V, tiens, sauf au niveau graissage du moulbif. Là, il faudra être prudent, le cable d'accélérateur est pété, et il commande le graissage , ça serait bien qu'il fonctionne correctement. Au départ, lors de la remise en route, elle fonctionnera au mélange 4 %, j'ai pas envie de serrer...
Ensuite, il faut songer à remplacer le réservoir. Celui d'origine (noir, décor blanc) est pourri de chez mort. Donc, traine sur le net, trouvage d'un réservoir... Cabossé, mais propre à l'intérieur (gros problème de ce genre de moto, souvent stockée à l'arrache... Là, je suis tombé sur un gars tout ce qu'il y a de bien, spécialisé en machines de ce type. Il les connait sur le bout des doigts, et dispose d'un stock impressionnant de pièces japonnaises des seventies. Et en plus, il m'en a même filé un deuxième !!
le début des vérifs
Avant toute chose, lors d'une restauration/remise en route d'une mécanique, il vaut mieux s'assurer que tout est d'équerre. le problème est de perdre le moins de temps possible, afin d'en avoir le coeur net. Le précédent propriétaire m'ayant assuré qu'elle tournait, malgré son état, je décidais d'en avoir le coeur net. Le carburateur fut ma première cible. Il n'aurait servi à rien de verser de l'essence dans la passoire qui tenait lieu de réservoir, pour kicker comme un malade et que ça ne démarre pas forcément. Voici le carbu démonté:
et la cuve:
Comme on peut le voir sur les photos, c'est pire à l'intérieur. Daans ce cas-là, il n'y a pas trente-six solutions: les grands moyens ! Il existe des bains de trempage chimiques, personnellement, j'utilise ce que je peux trouver de mieux. J'ai la chance, dans mon métier, de disposer de matériel professionnel et lorsque je ne connais pas la solution, je me renseigne. J'ai découvert les cuves à ultrasons il y a quelques années, lorsqu'il fallait nettoyer les couvercles mélangeurs de pots de peinture. J'y ai repensé, et nous avons une cuve pour nettoyer les carbus et injecteurs anciens modèles à la boite. Elle ne sert plus beaucoup, je lui ai fait reprendre du service
Après la carburation, l'allumage. Le rupteur, introuvable de nos jours, parait-il, fut inspecté. L'écartement des vis était de 0.10, alors que la revue préconise 0.40. Je ne dispose pas encore de l'arrache volant magnétique, mais il est ajouré, ce qui permet de nettoyer les contacts du rupteur (papier 2000, très très fin) plié et passé entre les contacts, un peu pénible, mais au moins, c'est désoxydé. Puis réglage de l'écartement au jeu de cales, un classique. Maintenant, il y a de l'étincelle lorsque l'on kicke. Comme il fallait démonter le couvercle, j'en ai profité pour le nettoyer un peu:
Le couvercle de volant magnétique et le couvercle cache-pignon de sortie de boite. Il est à noter que ces opérations, spectaculaires, sont en fait d'une simplicité enfantine. Juste un peu de méthode et de l'huile de coude, pas plus. Si, un kit de polissage, que l'on trouve pour une dizaine d'euros en grande surface de bricolage. Le principe ? Eliminer l'ancienne couche de vernis de protection d'origine par ponçage, puis poncer la surface avec une granulométrie d'abrasifs de plus en plus fin, puis polir le couvercle jusqu'à l'obtention du brillant désiré, et astiquage... C'est tout, enfin presque, la touche finale étant obtenue par l'application d'un vernis deux composants (polyuréthane) transparent.
Comme quoi, ça n'a rien de sorcier. Et c'est plus joli comme ça. Bien sur, il faudra se coltiner le reste (carter d'embrayage, couvercle de pompe à huile), mais chaque chose en son temps. Comme de toute façon, il n'y a pas le feu au lac, on ne va pas courir. La pochette de joints moteur m'ayant été gracieusement offerte par mon camarade Yamahiste, décision est prise de remplacer tous ces joints. Je n'aime pas rouler sur une friteuse, c'est plus joli, un moteur révisé, repeint, décapé et ... étanche, ce qui n'est pas le cas actuellement.
bricoles...
Cette semaine, petite semaine...
Après les vérifications de base, réparation du réservoir, mise en eau pour tester l'étanchéité après redressage extérieur: on ne passe pas de lames ou outils par le bouchon, mais on redresse les bosses par soudage d'un marteau à inertie (inverter, pronocez "inevertaire", ça fait plus mieux !) on ressoude les trous qui peuvent avoir lieu,et on teste l'étanchéité avant toute autre opération!! Une fois assuré de ne pas avoir une passoire, on continue par du classique, à savoir masticage, ponçage, mise en apprêt après un décapage en règle, afin d'éliminer les chenilles de rouille superficielle...
Pendant que tout celà se fait, j'ai dégrippé le robinet d'essence, de la même manière que le carbu. Au moins, il sera propre, et le système de lavage n'attaque pas le joint de caouchouc interne, qui sera réutilsé. Le réservoir est redevenu regardable, il sera peint et décoré tout à la fin, vu que c'est la pièce la plus exposée aux chocs et tournevis... Mais il est maintenant opérationnel, pour le redémarrage de la bête!
Comme il y a plein de petites pièces moches, il faut les redresser, les remettre en état, et repeindre... Les trucs qui prennent du temps, quoi. Rien de bien compliqué, mais il vaut mieux les remettre en état au fur et à mesure, ne pas perdre trop de temps au moment du remontage. Le bol de phare et ses pattes de fixation, par exemple...
Voilà ce que celà peut donner avant. Pour certains d'entre vous, ça partirait à la poubelle. Que nenni, mes bons amis. Avec un peu d'huile de coude, de la persévérance et une bonne dose d'inconscience, voilà ce que l'on peut en tirer. A noter que les pièces chromées (enfin, d'origine, parce que là, on peut parler de pièces oxydées !) seront rechromées, chuis pas magicien, non plus !!!)
Bon, il est moche, intérieur, extérieur. Séquence décapage mécanique...
Ca va un peu mieux, un apprêt 2 composants, anti rouille, accroche maxi sur acier propre et dégraissé, va être appliqué et cuit à l'infra-rouges ondes-courtes...
Et ça continue, encore et encore...
Une fois passé par la case peinture, voilà ce que ça peut donner : c'est reparti pour trente ans ! 
intérieur, pour respecter l'aspect d'origine, on laisse transparaitre l'apprêt sous le brouillard de peinture...
Par contre, côté extérieur, rien n'empêche de mettre ce qu'il faut pour que ça brille, en plus, j'ai toujours détesté l'aspect mat sur une peinture neuve...
Dans le genre de truc qui prend du temps, le feu arrière et son support. Belle pièce, un peu moche aussi,
comme on peut le voir là dessus. Moche, mais pas pourri, pas tordu, donc récupérable... Aux armes, galérien !
Il manque une patte de catadioptre, cassée, et devant la complexité de l'emboutissage de ladite patte, j'en resterais là. Reproduire la même m'aurait demandé plus de temps que de raison. Si j'en trouve une sur un support moisi, je la récupérerai (promesse d'ivrogne, ça, c'est du provisoire qui risque de durer !!!)
Comme d'habitude, décapage, mise en impression, mise en apprêt, puis peinture, gris métal, puis vernis, mais mat, ce coup-ci. Bien que le mat ne me plaise pas, c'est comme ça d'origine, alors...
Décapage, quand tu nous tiens...
Voilà ce que ça peut donner une fois peint, c'est un peu plus sympa qu'au départ, non?
Si les cabochons ont l'air neufs, ils ne le sont pas. D'abord, je suis radin, et puis on n'en trouve pas... Et ça m'arrange !! Ils sont nettoyés au produit vaisselle, à la brosse à dents, pas la mienne, une autre, il suffit d'être bien réveillé le matin, c'est tout... Ensuite, les éventuelles fêlures seront ressoudées au trychlo, puis le tout sera poncé et reverni. L'élastique, je me demande si je ne vais pas le laisser, ça va plus vite pour changer l'ampoule (6 volts, ça devient le parcours du combattant pour se les procurer).
les cabochons !
Tiens, en parlant de cabochons, les origines Yamaha ne sont pas faciles à dégotter, j'ai du pot, il n'en manque pas un. Alors, nettoyage, ponçage et vernissage. Ca sera toujours ça de fait, il n'y aura pas à y revenir. Il manquait un joint sur un de l'arrière, il prenait l'eau (qui a dit qu'en Normandie, c'est normal?) et la douille du clignotant était bien oxydée, forcément. J'ai extrait le culot de l'ampoule en broyant celle-ci, puis avec une perceuse Dremel équipée d'un embout meule, j'ai nettoyer. Reste à savoir s'il fonctionnera correctement. Quand il n'y aura plus que ça, on sera déjà bien avancé ! 
Voilà les feux arrières sur la brêle. Ils tiennent par des pattes, qui étaient fissurées, donc qui ont été ressoudées, reformées, repeintes. Les bols de clignotants ont été simplement repolis, ils sont en métal, pas en plastique. Sur du métal chromé, le vernis n'adhère pas du tout, il faudra simplement les cirer au Belgom ou autre produit d'entretien. On en profite pour redonner une seconde jeunesse aux cabochons. Le joint manquant, je vais tacher d'en trouver un, chez Yam', j'y crois pas trop, mais bon, qui ne tente rien n'a rien !
La grille de déco du pot d'échappement était elle aussi piquée, mais l'autocollant était en bon état. Je l'ai nettoyé, il est à noter qu'à cette époque, le chrome était fabriqué sérieusement. Il revient bien en frottant à la laine d'acier...
Le carter de protection de chaine a eu aussi droit à un petit lifting. Pas trop oxydé, parce que bien gras...
Le garde-boue arrière...
La partie "carrosserie" du bloc arrière touche à sa fin. Le garde-boue a été déposé, démonté, décapé, redressé, la boulonnerie sera changée, les vis moches de trente et quelques années sont en bon état (pas grippées, mais ternes et oxydées) et sur une peinture neuve, ça jure... Lorsque je vois le nombre de pièces qui composent ces pare-boue, je comprends aisément pourquoi les constructeurs se sont mis au plastique injecté, d'une part pour le gain de poids, d'autre part pour la rapidité de fabrication ! Là, les toles de renfort sont embouties, soudées par pointage, etc... Les nids à rouille sont nombreux, et sur ce modèle, j'ai eu la veine de tomber sur une machine stockée longtemps au sec, dans un sous-sol, et ce n'est QUE de l'oxydation de surface. Donc, travail effectué assez rapidement, restera la bavette en plastique qui fait la liaison entre le garde-boue et l'axe de bras oscillant. Il aura l'air un peu moins neuf que le reste, mais c'est du plastique à poubelle, bien gras, qui ne se peint pas. Bien nettoyé, ça devrait être à peu près correct, et placé où il est, ce n'est pas la première pièce que l'on verra, donc...
Voilà le bloc arrière assemblé... Sur la table, pour l'instant... La tôle de jonction, en acier traité, fut brossé, et repeinte à la bombe, mais avec un produit anti-corrosion à particules d'inox. Ca ne devrait pas bouger.
L'intérieur...
Voilà ce que celà donne une fois le feu reposé. Il va falloir que je me bouge pour repeindre le cadre, pas laisser trainer ça trop longtemps, c'est des coups à le rayer ou le laisser tomber !!!
On passe à la partie avant !
Mis à part le phare, il y a aussi les tubes de fourche et les pattes de support du bol. Les tés de fourche seront traités en même temps que le cadre, c'est du noir, on fera d'une pierre deux coups. Les tubes sont trop piqués pour tenter quoi que ce soit, je récupérerais les fourreaux, car Dominique, mon Yamahiste préféré,
m'a gentiment offert deux tubes complets, fourreaux compris. Grand merci, car s'il avait fallu racheter ces deux tubes, ça m'aurait piqué le porte-monnaie, sans compter le fait qu'ils doivent être pratiquement introuvables aujourd'hui en concession.
Rappelez-vous, à l'avant, ça donnait ça, et maintenant...
ça donne ça... C'est mieux, c'est traité anti-rouille, ça ne doit plus bouger, ou alors dans une trentaine d'années...
quant aux tubes, j'ai décidé de décaper à l'aide d'un décapant surpuissant. Pour une raison toute simple: les fourreaux vont être polis, et revernis. Alors, pour avoir un état de surface le plus lisse possible, il faut eliminer les épaisseurs avant de taper dans l'alu. En effet, les produits appliqués dessus n'ont pas la même résistance au ponçage que l'alu, et on crée ainsi des facettes qu'il est pratiquement impossible d'éliminer par la suite, et une fois le métal vernis, on obtient un effet de "flou" déplaisant. Donc, décapage...
ponçage....
et lustrage... Je vous mets le tube poncé avant polissage, et un tube poli, avant vernissage...
La fourche me fait des misères... Mais ce n'est qu'une fourche !!
Bon, à midi, pendant la pause déjeuner (vite expédié) direction la fourche sur l'établi. Pour changer les joints spy, pas de problème, suffit de sortir le tube plongeur et de le sortir... Bon, maintenant que les fourreaux sont propres, ça va être un vrai plaisir. Il existe une vis cruciforme à la base de chaque fourreau, pour la vidange. Comme je démonte tout le blaud, on va pas mégoter et attendre deux heures que tout coule. On devisse le bouchon, on sort le ressort, la cale, la rondelle et hop !! Oui, enfin, ça, c'était théorique !! Première vacherie que me fait Poussinette (c'est son petit nom, c'est mignon, hein ?) la BTR qui maintient la pipe d'huile au fond du fourreau est raide... Et même que l'ensemble, à l'intérieur, tourne. Damned, c'est quand même pas un tas de ferraille siglé Yam' qui va me gonfler, non ?? Ben si !! Impossible de l'avoir. Quelques jurons plus tard, je remonte ressort, cale, etc puis, à l'aide d'un musclor de passage (collègue de travail) on comprime en dévissant la BTR. Et on réussit à sortir la pipe. Bon, qu'est-ce que je disais? C'est pas un tas de tôle etc...
Séquence deuxième fourreau : Là, c'est encore pire, la BTR du fond ne veut même pas se débloquer. Perception d'une rallonge, et avec bien du mal, elle vient. Bon, ça va pas être de la tarte aux fraises, mais on l'aura, un jour, on l'aura !! Mais j'aimerais bien que ce soit aujourd'hui... Pas de perte de temps, on étudie l'autre pipe, celle qui est sortie du premier fourreau. Evidemment, il y a une empreinte permettant le montage usine et le serrage en réseau, mais rien de connu. Pas BTR, pas TORX, juste deux méplats sur un axe rond... Oui, mais, elle connait pas Brasletti, c'te fourche!! Un écrou de 10 (17 à la clé) chauffé au rouge par le chalumeau, et emboité à force sur l'embout sorti, un coup de lime après refroidissement, puis soudage d'une tige d'acier de diamètre 8 sur une des faces de l'écrou, et on obtient une clé de bridage de la pipe. Bon, c'est pas la finition Facom, c'est pas de l'acier au chrome/molybdène, mais ça marche impeccable, et maintenant, j'ai cette foutue clé... Comme chez Yam'...
Les photos suivront, des fois qu'il y ait d'autes fous furieux retapant un truc pareil !!!
La fourche II, le retour...
Chose promise, chose dûe...
J'ai photographié la clé spéciale que j'ai fabriqué pour tenir la pipe au fond du tube, et ainsi la bloquer, pour éviter que la vis BTR ne la fasse tourner, afin de l'extraire pour nettoyer et contrôler son état. voici la clé:
La pipe est au deuxième plan. Pour le cas ou un pauvre gars comme moi aurait un soucis pour sortir ce sale truc du fourreau, voici du détail:
la clé sur l'embout:
l'embout a cette forme-là, vous comprendrez qu'il ne faut pas compter trouver ça dans le commerce...
une vue de la fourche, en éclaté...
J'ai donc commandé les joints spy de fourche, le numéro 3 sur la vue. Disponibles en 48 heures chez Yamaha, car ni dans la part-list, ni sur la revue technique, ils ne mentionnent la dimension du joint, ils sont toutefois un petit peu hors de prix, pour un tel article : 37,80€ le morceau ! Si ça se trouve, ils sont plaqué or, pour le moins... Mais je pense qu'une fois les joints en mains, j'irais chez mon fournisseur de pièces de voitures, pour essayer d'en dégotter une paire, des fois que je les foire au montage !!! Mais là, je vais les enfiler au papier glacé, pas les retourner, sinon, je crois que je pleure ! Dans la revue, ils préconisent de l'huile 10W30, ou mieux, de l' ATF Dexron... Ce sera donc de l' ATF....
J'attends vendredi pour remonter les tubes et les remplir, en attendant, j'ai astiqué les amortisseurs arrières... Semaine "suspension"...
Demain, le filtre à air va retrouver la forme, et ses couleurs d'origine... En faisant un petit morceau tous les jours, j'arriverai sans doute à en voir le bout, de c'te pétoire !!!
Boite de filtre à air
Allez, aujourd'hui, nettoyage et réfection du boitier de filtre à air. Même s'il est caché, il se doit d'être propre, ce qui n'est pas le cas:
la poussière est d'époque, la mousse aussi, qui se désagrège en copeaux huileux, quel bonheur !!
Bon, la boite en elle-même, une fois nettoyée, se révèle être en bon état. Evidement, pas assez bon pour retourner dans le cadre dans son état actuel, un coup de propre lui fera du bien. Il est à noter, comme le pare-boue arrière, la complexité de fabrication d'un pauvre boitier de filtre à air. Aujourd'hui, une simple boite comme celle-ci doit demander quelques secondes, le temps d'injecter la matière plastique dans le moule et de gonfler le tout. Celle-ci, il aura sans doute fallu quelques heures pour la dessiner, malgré l'aspect simple qu'elle donne. De plus, les tôles soudées entre elles sont étanchéifiées sur tous les plans de joints, par de la pate à joints souple (même trente ans plus tard...)
Ponçage, mise en apprêt, re-ponçage, mise en peinture... Du classique !
Le passage en peinture se fera assez rapidement. Une couche à l'intérieur, deux pour l'extérieur. Finition satinée, pour respecter l'aspect d'origine. Les boulons d'origine seront conservés, ils sont en bon état de présentation. La mousse, par contre, sera remplacée. A ce sujet, je vais interroger Yamaha, des fois qu'ils en ayent encore en stock... Mais pas au prix des joints spy, là, je ne marcherais pas.
Bon, c'est peint, pendant que ça séchait, j'en ai profité pour nettoyer les durits, le caouchouc de fixation, les colliers, et on va pouvoir remonter le tout . Voilà ce que ça rend, une fois entierement fini...
Alors, bien sur, j'aurais pû me contenter de nettoyer, simplement, et de remonter, vu que c'est enfoui dans les profondeurs de la brêle. Ben ouais... Mais quand on commence une restauration, si on veut qu'elle soit en état correct, même les trucs qui ne se voient pas, il vaut mieux les faire. C'est comme un sourire au téléphone...............................................................

























